L’éco-volontariat, entre voyage solidaire et bénévolat

Webmaster chez Bayard, Laurence Dupont a passé plusieurs mois en missions d’éco- volontariat au cours d’une année sabbatique. Elle met aujourd’hui son expérience au service des futurs éco-volontaires sur son site Internet www.eco-volontaire.com.

Alors qu’elle est journaliste à Tahiti, Laurence décide de faire une parenthèse dans sa carrière avant de regagner la métropole et cherche une façon de voyager différemment.

« J’avais entendu parler d’éco-volontariat et j’ai contacté plusieurs associations. J’ai finalement arrêté mon choix sur trois associations : A Pas de loup, Cybelle Planète et Saïga, notamment parce qu’elles n’avaient pas d’exigences démesurées en matière de participation financière », explique-t-elle. Et c’est parti pour six mois de découverte hors des sentiers battus et en accord avec ses convictions, notamment en matière de protection de l’environnement.

Une première mission la conduit en France dans le Var, au village de Gonfaron, par l’intermédiaire de l’association A pas de loup où elle est sensibilisée au sort des tortues d’Hermann vivant dans le massif des Maures. Elle y reste un mois. Une deuxième mission la mène au chevet des vautours fauves sur l’île de Cres en Croatie.

Une troisième en Floride à Zolfo Spring, dans la région des Everglades, comme volontaire dans un centre d’accueil en fin de vie d’animaux sauvages blessés ou « à la retraite ». Elle y restera quinze jours avant de rejoindre pour deux mois une île au large du Honduras, Utila, connue surtout par les plongeurs pour sa barrière de corail. Sa mission : protéger la mangrove et les iguanes menacés de disparition. Elle y apprend la vie en communauté et goûte à la richesse de rencontres insolites et multiculturelles autour d’un projet de protection de la planète.

Enfin, l’Australie lui tend les bras pour deux missions d’une semaine chacune en Tasmanie. L’une dans une ferme où elle arrache au lit de la rivière une plante intrusive et dangereuse pour l’environnement. La deuxième la conduit à l’ancien bagne de Port Arthur où elle a pour mission de préserver les vestiges d’une partie de l’ancien bagne afin qu’ils ne finissent pas enfouis dans la végétation.

Tout en débroussaillant, elle apprend l’histoire des enfants retenus là et qui se jetaient dans la mer du haut de la falaise…. « C’était très émouvant, raconte-t-elle. Chaque mission m’a permis de m’imprégner d’autres cultures et de découvrir des modes de vie différents. Chaque fois, je me suis sentie utile et cela m’a permis de voyager, de découvrir la beauté des paysages, en investissant un peu d’argent mais à bon escient», résume Laurence.

De retour en France et forte de son expérience d’éco-volontaire, Laurence a créé il y a un an un site Internet, www.eco-volontaire.com , dédié à l’éco-volontariat, truffé de bonnes pistes pour trouver une mission à sa mesure et informer les futurs éco-volontaires.

Une idée à creuser lorsqu’on a deux semaines ou plus à remplir, et le rêve de protéger l’environnement et les espèces animales menacées dans la tête !

02/04/2010

2 Réponses pour “L’éco-volontariat, entre voyage solidaire et bénévolat”

  1. Redigé par annie lafforgue:

    Bonsoir Laurence
    J’ai bien lu ton histoire que je connais ,ça me fait plaisir te pouvoir te lire à nouveau
    ,Bonne Chance
    Annie

  2. Redigé par jackie clanet:

    Cecile vient de m’envoyer l’adresse où j’ai pu voir l’article te concernant , super, par les temps qui courent, on a besoin d’expérience comme la tienne qui remontent le moral;
    Bravo, encore bravo pour tout ce que tu fais.